Juriste malgache, personnalité d’envergure internationale, Raymond Ranjeva décrit le chaos politique dans lequel s’enlise son pays. Devant cette «sortie de crise» qui s’éternise et génère de nouveaux conflits, le professeur dit s’être «mis à la disposition de la Nation» en vue d’élections qui devraient se tenir d’ici à la fin de l’année ou en 2012.
Depuis la «Révolution orange», l
e 17 mars 2009, ou le putsch d’Andry Rajoelina, qui a chassé du pouvoir le président Marc Ravalomanana, Madagascar vit l’une des pires crises politiques et économiques de ses 50 ans d’indépendance. Plongée dans l’anarchie et la violence, sans gouvernement reconnu sur le plan international, sans président démocratiquement élu, l’Ile Rouge s’enfonce dans la misère. Sous l’égide de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) les parties qui se disputent le pouvoir tentent une sortie de crise qui pourrait passer par des élections à la fin de l’année ou en 2012.
En août dernier, une personnalité reconnue internationalement, Raymond Ranjeva, professeur de droit public, ancien recteur de l’Université d’Antananarivo, ancien vice-président et juge à la Cour internationale de justice de La Haye de 1991 à 2009, s’est mise «à la disposition de la Nation pour sortir Madagascar de la crise et de son cercle vicieux et suicidaire». Le Temps l’a rencontré à Antananarivo.
Le Temps: Le président de la Haute Autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina, a annoncé l’organisation d’élections à la fin de l’année ou en 2012. Dès lors, votre «mise à la disposition de la Nation» se justifie-t-elle toujours?
Raymond Ranjeva: Plus que jamais. Je n’ai pas d’ambition personnelle. Ma démarche se fonde sur la conviction que j’ai un devoir à accomplir envers mon pays. Des élections dans les conditions actuelles qui rappellent trop la Côte d’Ivoire ne permettront pas de sortir de la crise. Elles ne sauraient être démocratiques ni crédibles. Il faut d’abord passer par une phase de refondation de la République et d’assainissement du climat. C’est une étape indispensable pour aboutir à une réconciliation nationale.
- Plus concrètement ?
- Cela passe par la constitution d’une équipe de transition technocratique, neutre, consensuelle et «inclusive», c’est-à-dire associant toutes les tendances, qui aurait pour première mission le rétablissement de l’Etat de droit. Ensuite, le nettoyage de la législation «scélérate» qui confie, par exemple aujourd’hui, des pouvoirs de police administrative et de police judiciaire au même commandant de circonscription de gendarmerie. Une situation proche des pouvoirs du colonel Massu à Alger durant l’état d’urgence: il s’agit de la confiscation de l’initiative de l’action judiciaire par l’autorité militaire qui agit sur instruction du pouvoir de fait. Nous voulons aussi fonder notre programme sur une base de démocratie participative, dans l’esprit de nos traditions villageoises reposant sur le consensus comme volonté de la communauté ou «fokonolona».
- Ne craignez-vous pas de subir le même sort que l’Egyptien Mohamed ElBaradei, reconnu sur le plan international, mais non suivi, car sans réseau, dans son propre pays ?
- Même si j’ai passé 18 ans à l’étranger, j’ai eu d’abord une longue carrière universitaire de 25 ans à Madagascar. On me reconnaît aussi quelque expérience politique, comme la renégociation des Accords de coopération avec la France en 1973, rétablissant la pleine souveraineté malgache; par ailleurs, j’ai connu le journalisme politique en tant que directeur de publication du seul journal d’opinion dans les années 1980, à une époque où la liberté de la presse était étouffée. De plus, je ne suis pas seul, car nous avons formé une équipe autour d’un programme.
- Il n’en reste pas moins que vous avez été mis en cause dans une mutinerie d’officiers en novembre dernier. On aurait retrouvé chez vous des documents vous impliquant dans une tentative de putsch.
- C’est une accusation destinée à me compromettre après mon appel à une vraie transition neutre. Le fait est que nous avions imaginé une rencontre à Madagascar entre les représentants de toutes les mouvances, y compris celle de Marc Ravalomanana, le président déchu en exil en Afrique du Sud. Pour cela, il fallait mettre au point un plan assurant la sécurité personnelle de chacun des participants, en l’occurrence les anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. C’est ce plan que l’on a voulu présenter comme une tentative de putsch. Mais ma carrière de juriste plaide pour moi. J’ai été très vite relâché; par contre, le pouvoir a voulu impliquer ma propre fille: elle a été mise en garde à vue durant 36 heures après une perquisition à son domicile qu’on croyait être le mien, puis elle a été condamnée à un mois d’emprisonnement avec sursis précédé d’une détention préventive de 4 jours pour une accusation d’outrage aux forces de l’ordre qui ont perquisitionné chez elle; en outre, elle est actuellement en liberté provisoire, comme moi et pour les mêmes motifs que moi.
- D’Europe, on ne comprend pas ce qui se passe à Madagascar.
- Ce pays est malade, profondément. Ce n’est pas seulement une crise politique et économique. C’est une crise morale. Un échec de l’homme et une crise des élites. Cela se traduit par une réticence, voire une obstruction, à l’émergence d’une nouvelle classe politique. Ici la politique n’est pas liée à un programme, mais au clientélisme avec des références régionales. Avec Andry Rajoelina, un ancien DJ que je crois sincère même s’il ne cesse de se contredire, on assiste à l’émergence au pouvoir de la société du spectacle, de la satisfaction immédiate, sans projet. Le but est de s’enrichir le plus vite possible car chacun sait qu’un ministre chasse l’autre. Très vite.
- On a du mal à nourrir un espoir de sortie de crise.
- Nous devons y croire. C’est possible si nous parvenons à briser le sentiment d’isolement et d’impuissance. Pour cela nous devons redécouvrir la valeur et la modernité de la solidarité de la communauté malgache et restaurer un cadre institutionnel crédible. Ce qui a été présenté comme la «Révolution orange» de Rajoelina a été confisqué par quelques privilégiés. Dans les pays anglophones, la sortie de crise se fait en respectant le cadre institutionnel. Dans les anciennes colonies francophones, on négocie et remet sans cesse en cause la procédure institutionnelle de sortie de crise. C’est sans fin et sans issue si on ne parvient pas à un accord politique comme en 1991. Voilà pourquoi Madagascar s’enlise. Et les médiateurs ne nous aident pas beaucoup. Au lieu d’une véritable médiation, ils veulent, en effet, imposer un accord favorable à la HAT qu’ils ont négocié entre parties intéressées qui n’étaient pas toutes des protagonistes officiels de la crise malgache au départ. J’espère que la durée de cette crise au moins aura le mérite de rendre tous les acteurs conscients de la nécessité du partage de la responsabilité et de la solidarité.
Propos recueillis par Yves Petignat, de retour d’Antananarivo
LeTemps.ch
TSYAMPY
3 juin 2011
C’ EST TRES GRAVE PARCE QUE LES PROTAGONISTES ONT TOUJOURS ETE LES URBAINS, LES SALARIES…TANDIS QUE LA GRANDE MASSE DE LA POPULATION- C’EST A DIRE LES PAYSANS- N’ONT JAMAIS EU LA PAROLE!!!
PEUT-ETRE S’INTRESSERA T-ON A EUX LE JOUR OU ILS NE FERONT PLUS QUE DE L’AGRICULTURE D’AUTO-SUBSUSTANCE ET LAISSERONT LES VILLES CREVER DE FAIM!!!
ET CA VIENDRA BIENTOT PARCE QUE LA CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE EST EXPONENTIELLE!!!
Mbly
3 juin 2011
Je tire mon chapeau, Monsieur Le Professeur !
C’est vraiment un homme comme vous qui doit gouverner cette transition !
Que Dieu entende mon souhait !!!!!
Saryteny
3 juin 2011
C’est vrai que les elites ont leur parts de responsabilité dans cette crise ,mais il suffit que UNE seule voix d’UN juste s’eleve pour que la nation soit sauvée ,car Dieu ecoute son peuple .
Joetke
4 juin 2011
Occuper la magistrature suprême de Madagascar N’EST PAS UNE EXTENSION d’un parcours international DONT LA LÉGITIMITÉ est tout aussi questionnable qu’un COUP D’ÉTAT de petit DJ!
En quoi une carrière au sein d’une émanation de l’ONU, la Cour Internationale de Justice en l’occurence, vous habillerait-t-elle d’une expérience exploitable dans la conduite d’une nation? En quoi? En tenant compte d’un héritage LOURD de SUJÉTION que l’ONU a du mal à cacher, vis-à-vis d’une Amérique surpuissante de son pouvoir sur la finance et par les armes, comment peut-on avoir une distance de RESPECTABILITÉ alors que les principaux acteurs à CONDAMNER pour LEURS CRIMES DIRECTS ET PAR PROCURATION, sont AU SEIN-même de l’organisme auquel vous semblez si FIER d’avoir appartenu?
La Justice, la VRAIE, n’a pas besoin de Cour, comme la PAIX, la vraie, n’a pas besoin de Nobel! Si vous n’aviez pas compris votre place dans le système qui OPPRIME plus d’un peuple, dans le monde, FAÎTES OEUVRE DE CONTRITION! Vous courriez alors le risque d’en sortir GRANDI!
M’enfin, que doit-on attendre d’une personnalité qui pourrait prétendre à un “destin national” mots vidés de tous sens?
La première serait d’être lucide. Raymond Ranjeva est-il LUCIDE?
Le petit DJ l’a trés bien compris, lui! Numériquement, malgré vos prétentions d’avoir un “réseau” dîtes-vous, vous NE PESEZ GUÈRE plus de 5%. Excusez de la comparaison, mais la vieille serpillère ratsirahonana risque fort de se moquer de vous avec ses 6% de 2002! Autant la remarque sur l’Egyptien El Baradei du Suisse interviewer, était d’une pertinence, autant votre réponse sur le “réseau” est pitoyable. Si vraiment vous constituiez une menace électorale pour le DJ, grâce à vos “appuis” (lesquels précisément?), honnêtement pensez-vous que le petit connard rajoelina, auquel vous accordiez généreusement au passage une bonne foi (ça s’appelle de la LÈCHE cela l’ami!), oserez-vous pensé qu’il vous aurait relâché? Au fait, rappelez-moi combien de temps il a BIEN VOULU vous garder? Je suis volontairement ironique.
Je n’arrive pas à comprendre, comment un Andriana Merina, comme moi, comme Ravalomanana, pourrait se fourvoyer à DÉFIER la candidature Ravalomanana Marc (sans objet d’ailleurs car LÉGALEMENT, et c’est supposé être votre spécialité, Marc Ravalomanana EST ENCORE LE PRÉSIDENT LÉGITIME de Madagascar, au cas où vos ambitions vous égareraient) probable, mais empêchée par les CRIMINELS français juppé et son nain de maître! Comment pouviez-vous PENSER ainsi?
Ou alors vous semble-t-il ACQUIS que vos amis de france ou d’ailleurs, à qui vous DEVEZ VOS PROMOTIONS dans des institutions internationales, du moins en grande partie, ONT LE POUVOIR D’EMPÊCHER Marc Ravalomanana de se présenter aux élections, même s’ils n’arrêtent pas ces MINABLES européens qu’ils sont en voie de DEVENIR inéluctablement, ces français, de le RÉPETER publiquement sur tous les tons?
Vos probables 5%, Maître, venant de quelques Tananariviens aussi bourrés d’illusions et de vanités que vous, SONT BIEN LOIN d’un 40% et plus d’un candidat Ravalomanana! Réveillez-vous ou DÎTES-NOUS pour qui vous ROULEZ!
Alors à la question: êtes-vous LUCIDE, il n’y a qu’une réponse:
Assurément NON!
La seconde qualité recherchée serait d’être modeste, intellectuellement modeste. Raymond Ranjeva est-il modeste?
Assurément NON! Quand il parle d’echec des élites de Madagascar, je tremble. On dirait un copie-coller d’un vulgaire quotidien français, parlant des pseudo-intellectuels français!
1) Madagascar N’EST PAS LA FRANCE!
2) Ceux que vous appelez Elites, et dont subtilement vous estimez en faire partie, n’a que trés peu à voir avec CEUX, NOUS qui POUVONS CHANGER SIGNIFICATIVEMENT le devenir de Madagascar en MEILLEUR! Pas avec des IDÉES DE FORMATÉS, mais avec des SOLUTIONS TANGIBLES et ÉPROUVÉES dans de nombreux domaines où l’on PARLE MOINS, ET L’ON AGIT PLUS! Je ne classe pas, définitivement, des ex-fonctionnaires d’institutions internationales comme faisant partie d’une élite, je suis désolé. Pour moi, j’en connais une poignée, ils FONT PARTIE de profiteurs d’un système! Comment pourriez-vous expliquer autrement le destin d’un ambassadeur d’un pays Africain à l’ONU, ou celui d’un sous-fifre de l’IMF, tellement DÉCONNECTÉS des intérêts NATIONAUX qu’ils sont sensés DÉFENDRE? Ce sont des Parasites payés pour SE TAIRE et qui PAVANNENT SANS VERGOGNE devant les VICTIMES de leurs TRAHISONS! DES PARASITES! DES TRAÎTRES! Quelle que soit leur formation!
Revenons à cette CIJ de l’ONU. Je viens de compulser, avec une amie juriste professionnelle, les cas qui ont été abordés par la CIJ depuis 1947. Incroyablement insignifiants dans leur impact et leurs intérêts à part quelques litiges territoriaux ou autres poursuites de lampistes. Arrêtez avec ça!
Une masquarade IDENTIQUE à celle du CPI. On va emmerder, ostentatoirement un Mladic pour avoir trucidé, certes, 800 bonhommes en période de guerre, qui se trouvent être des Européens, point important. Et à côté, vous encensez, vos amis en particulier, l’adoubement d’un CRIMINEL NOTOIRE, ASSASSIN D’ENFANTS, DE JEUNES ADULTES IVOIRIENS, ABIDJANNAIS, PAR MILLIERS! par Milliers! Est-ce à dire que l’assassinat DE NÈGRES ne vaudrait aucune condamnation, vu ce qu’ils VALENT? Vous qui êtes, Maître Ranjeva, spécialiste de ces choses, AVIEZ-VOUS JAMAIS REQUIS, même SUGGÉRÉ L’ARRESTATION ET LA MISE EN EXAMEN, sur des PREUVES qui sont ENCORE FRAÎCHES, de Monsieur ouattara, CRIMINEL ASSASSIN de milliers de NÈGRES, PORTÉ AU POUVOIR par un gouvernement français dans lequel siègent des JUSTICIABLES CONDAMNÉS comme Alain Juppé ou Longuet, CONDAMNÉS par LEUR PROPRE SYSTÈME JUDICIAIRE?
L’AVIEZ-VOUS JAMAIS FAIT, Monsieur Raymond Ranjeva?
Accessoirement, aviez-vous RÉCLAMÉ LE RETOUR DE Monsieur Marc Ravalomanana, Président Légitime de Madagascar en exercice?
Accessoirement, aviez-vous RÉCLAMÉ QUE L’ON TRAITE Monsieur Laurent Gbagbo, Président LÉGITIME lui aussi de Côte d’Ivoire, avec un MINIMUM DE DIGNITÉ due à son rang de Chef d’État, sans HUMILIATION ET BRUTALITÉ PUBLIQUES?
SINON, pourquoi nous FATIGUEZ-VOUS avec vos petites ambitions politiques personnelles OUBLIEUSES DU MINIMUM DE DROIT POUR D’AUTRES? POURQUOI?
VOUS M’ÊTES TRÉS SUSPECT et JE FERAI TOUT POUR QUE L’ON SACHE POURQUOI!
La 3ème qualité, être intelligemment opportuniste. Raymond Ranjeva l’est-il?
La dernière, last but not least, Raymond Ranjeva peut-il être assez Nationaliste pour laisser “PASSER AVANT LUI”, avant sa petite personne, un bien meilleur que soi, un Malgache digne de ce qualificatif, et travailler avec ce dernier pour réaliser ses projets, les siens, en toute discrétion mais efficacement?
A lui d’y répondre!
Il y a une CRASSE INDÉLÉBILE, que la colonisation a laissée en héritage aux Nègres, au sens le plus péjoratif, en partant: Croire qu’un parcours dans un ministère, dans un organisme international, vous situe dans une CERTAINE LOGIQUE à prétendre occuper, de plus en plus des postes élévés, trés élevés!
C’est une sorte de MERDE qui bloque l’arrivée de SANG NEUF, d’idées NEUVES et non celles QUI SERVENT DES SYSTÈMES INJUSTES, des systèmes planétaires d’abus de TOUS LES POUVOIRS! ça ne peut que DESSERVIR des états pauvres, toutes les décennies EN SONT LA PREUVE!
On n’arrête pas de SECRÉTER des larves qui à maturité SERVENT AVEC ZÈLE, et malédiction suprême, avec CONVICTION, le système qui AFFAME, TUE leurs congénères et SE PERPÉTUE par leur action-même, destructrice à l’extrême de tous les ESPOIRS DE JUSTICE, d’ÉQUITÉ!
Cela va des formatés du système monopolistique de la globalisation, aux formatés du système financier qui JOUENT LES FIERS d’appartenir à la classe de ceux qui DÉCIDENT (le croyez-vous vraiment crétins?), ayant fait des études de DROIT ou de COMMERCE dans des Ecoles de LAVAGE PERMANENT DE CERVEAUX et de CALIBRAGE-MOULAGE du raisonnement.
Enfin sur la forme, quand on est interviewé Monsieur, il y a mille subtilités pour amener son interlocuteur à aborder des thèmes trés précis de ce que l’on veut communiquer. Les propos de Raymond Ranjeva sentent le déjà entendu, des mots que l’on a déjà vus sortir de la bouche de n’importe quel haut fonctionnaire d’organismes internationaux, formatés à l’extrême dans les revendications, sans surprise dans les propositions de solutions inédites, suivant à la lettre, comme un petit garçon sage, la démarche que ses maîtres lui ont apprise et finalement bien ancrée dans “sa”(?) pensée, et finalement des propos tellement TERNES À aller voir ailleurs si ce n’est pas mieux!
Je me hasarderai à conseiller à ce Monsieur, d’abandonner son projet pour ne pas ajouter au RIDICULE, le PITOYABLE d’une TRAHISON sans objet!
Vive Madagascar! Respect à nos Ancêtres!
Solofoniaina
8 novembre 2011
Permettez-moi de vous écrire car ce blog m’est tombé aujourd’hui. Je suis vraiment surpris de l’analyse que vous faites. En fait, à travers le cas du Professeur RANJEVA, vous brassez en général le cas des FAMILLES BOURGEOISES.
J’aimerai savoir en question, quel serait le poids politiques de tous ces noms qui résonnent par héritage, qui d’un titre de noblesse, qui de son élitisme ?
Le nom du Professeur RANJEVA RAYMOND est très réputé de par sa famille : RANJEVA et RAMAHATRA. Ces noms symbolisent la Vraie Noblesse Merina.
On dit que noblesse oblige.
Ma question est : JE N’AI PAS DU TOUT SAISI CE QUI A POUSSE LE PROFESSEUR A SE MANIFESTER AINSI ! SI QUELQU’UN PEUT APPORTER UNE REPONSE A CELA.
Merci
Solofoniaina
8 novembre 2011
J’aimerai encore approfondir à travers mes questions, qui pourrait sembler inopportunes. Nous, malgaches, aimons bien porter des titres : ANDRIANA, etc, etc, l’INDIEN ou le CHINOIS ne perdent pas leur temps à se jubiler, ils font tout pour trouver de l’argent et faire fructifier. En partie, c’est grâce à eux que l’économie puissen encore tourner. Les petites gens, malgré l’exploitation que leur fait, y trouve quand même du travail quand les ZONES FRANCHES ferment et quand l’administration publique étouffe le peuple avec les impôts pour remplir leurs poches et assouvir dans l’impunité.
A qui appartient réellement la vie du pays aux élites ? aux politgiciens ? ou aux indiens, aux français, aux chinois ?
Tandis que nous pavanons à dire que les problèmes du pays sauraient se résoudre entre malgaches mêmes sans recourir au SADC et autres Instances internationales, les INDIENS, LES CHINOIS, LES JUMBO SCORE, sillonnent toute l’Île, trouvent de nouvelles sources d’exploitations économiques et travaillent.
QUI EST A COTE DE LA PLAQUE DANS SON PROPRE PAYS ?
QUI C’EST QUI N’EST PAS LUCIDE ?
Solofoniaina
9 novembre 2011
A JOETKETotra : Les injustices et les répressions dont vous jouissez actuellement, loin de briser l’élan, ne feront que fortifier les progrès de la conscience nationale chez les malgaches.
rakotondralambo
13 juin 2011
Nous les malgaches , nous compliquons notre situation, pourquoi faire appel à la SADC pour règler nos pb et pourtant nous sommes bien capables de les règler nous mêmes , il suffit d’un simple accord , d’une entente , c tout ! madagascar appartient aux malgaches , donc tous les malgaches du Monde et de Madagascar doivent doivent apporter leur part de brique, les dirigeants , l’opposition , l’armée , la société civile , les tangalamena , les ampanjaka etc…doivent participer à la direction et à la reconstrucyion de ce pays , c l’est à mon avis , l’unique voie à l’apaisement et à la reconstruction de ce pays .citons la Côte d’ivoire ,le Zimbabwe et d’autres pays ( le Honduras ) …nous en sommes également capable , nous qui sommes le roi du FIHAVANANA. Je souhaite bon vent à notre chère patrie.
kamboty
14 juin 2011
vous servirez mieux le pays en devenant un super ministre de la justice, c’est dans vos cordes!
élucidez les “ampamoaka” de ce pays! ratsimandrava, amiral sibon guy, 07 février 10 aout. 1947.
pourquoi vous voulez tellement être à la tête de la transition,
vous ne voulez pas vous conformer au diktat des urnes! la peur de ne pas avoir de VAHOAKA?
ramandriaka@yahoo.fr
Solofoniaina
9 novembre 2011
J’aimerai apporter mon point de vue sur la façon de traduire que ces mouvements sont des mouvements populaires.
En quoi ces mouvements sont-ils populaires ?
Populistes peut-être.
A vrai dire ce sont des mouvements politiques dont les menants sont des voyous.
Cessez de trahir le peuple malgache en accaparant ces mouvements autodestructeurs à des mouvements populaires.
Le vrai peuple malgache n’a rien à voir avec ces tueries, ces assasinats, ces massacres. Ce sont des mystifications démoniques propres à des rituels sataniques.
Une preuve parmi tant d’autres : si vraiment, les tenants du pouvoirs actuels voulaient opérer pour ce PEUPLE, pourquoi s’acharnent-ils à faire crouler ce PEUPLE par des impôts alors que la plupart n’arrivent même pas à se nourir.
POURQUOI NE PAS INSTAURER UN SYSTEME D’IMPÖTS SUR CEUX QUI SE SONT ENRICHIS VITE PENDANT CETTE PERIODE ET QUI MONTRENT LEURS NOUVELLES RICHESSES MAL ACQUISES SANS VERGOGNE ?
solofoniaina
6 janvier 2012
J’aimerai apporter ici quelques idées à propos de la Réconciliation qui n’arrête pas d’alimenter tous ces fonds de cette maudite crise.
A mon humble avis, une réconciliation nécessite une feuille de route, excusez de l’expression qui est à la mode. Moi je préfère utiliser une charte malgacho-malgache afin que le citoyen malgache se retrouve. Car tout malgache devra connaître tout le milieu auquel il évolue : économique (impôts, douane, nos contributions internationales, les dettes contractées et avec obligation de résultat fiable, honnête) – social (Ecoles, hôpitaux, soins divers, la place des fonctionnaires et des employés du secteur privé, etc …) – Nos moyens de production dans l’exploitation des secteurs divers (Agriculture, élevages, richesses minières, industriels) – une projection à long terme (Education, enseignements, formation des cadres dans tous les secteurs etc …)
La première nécessité, c’est d’avoir une vision commune entre tous les malgaches, une vision du positionnement de Madagascar, une vision interne où l’on pourra définir la place et le rôle du malgache par rapport à Madagascar. S’ensuit, une vision qui gagne l’adhésion générale des malgaches sur notre position face à la communauté internationale. Dans ces deux posotions, il y a nécessité d’une refonte de notre position globale car en fait, il s’agit de reconstruire totalement la Nation Malgache et l’Etat en particulier.
Madagascar a toujours été depuis les mouvements populaires ou plutôt politiques, un centre d’expérimentation des décisions politiques à court terme. Beaucoup de ce qu’on avait décidé ne servait que les intérêts de ceux qui se sont mis à la tête de l’Etat. Et toutes les visions à long terme ne tourne que vers les décisions des pays pourvoyeurs de fonds car Madagascar n’a jamais eu de structures solides et fiables pour décider d’elle-même. Bref, l’avenir dy pays a toujours été décidé par des politiciens résolument tournée vers un minimum d’Etat, un Etat qui n’est qu’un instrument exécutant les missions essentielles dictées soit par les intérêts personnels des dirigeants pouilleux, véreux soit par les missions imposées par nos pourvoyeurs de fonds extérieurs. A travers cela toute une panoplie de mensonges telle Développement, efficacité, Réalisations, Etat moderne etc …, inventées de toute pièce et copiant les inventions occidentales.
D’après moi, tous les dirigeants n’ont jamais compris le sens réel de leurs missions. D’où tous ces problèmes qui surgissent et ressurgissent ne serait-ce qu’à chaque élection. Avec toutes les conséquences que nous vivons aujourd’hui : parti unique – fédéralisme – communisme – Etat de droit – Démocratie – Fokonolona – Environnement et bla et bla et bla.
Tout ce qui est à la mode ailleurs sert de Leitmotiv afin d’obtenir plus de voix au vu des élections. Toutes les interprétations des règles venues d’ailleurs se sont avérées catastrophiques et ne conviennent en rien car improductif.
Le rôle de l’armée elle-même est devenu confus car les dirigeants malgaches n’ont jamais su faire la différence dans chacune de leurs interprétations des lois et des règles en vigueur. Comme si les affaires d’Etat ne sont pour eux que des jeux de rôle qu’ils font et les défont à leurs guises. Ce ne sont pas les événements qui le démentiront.
L’homme de la rue ne peut que se résigner à la destruction du pays devant les diverses provocations de la politique qui ne veut pas chercher les moyens pour relever le pays. Tous les diagnostics virent au rouge mais les remèdes que l’on propose ne sont au fait que des poisons qui rongent et amplifient tout le mal.
L’incapacité de chaque pouvoir à résoudre les problèmes a entraîné la société malgache actuelle dans cette confusion, et on ne voit mal qui pourrait nous sortir de la situation actuelle. Le peuple est inquiet pour son présent et surtout pour son avenir.
Il y a la descente aux enfers de l’ordre public, l’effondrement de l’économie. Le redéploiement du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire ne sert que l’injustice de tous ordres car les responsables politiques et administratifs ne veulent pas prendre conscience du rôle clef de ce que c’est qu’un Etat. Au contraire, ils mènent la croisade contre le rétablissement d’un retour à l’ordre équitable.
Tout cela se retrouve dans les collectivités décentralisées, le Fokonolona, où l’on propage le courant “populiste”inutile à la vie collective. Le contrôle des comptes y est quasiment inexistant et lorsque cela existe, le service chargé du contrôle ne laisse entrevoir aucune transparence des comptes car il n’y a plus de la probité.
Les intérêts ne sont plus les mêmes entre les tenants du pouvoir et ceux de la Nation : les routes, les adductions d’eau car les fonds sont insuffisants et que l’on presse trop le peuple pour les Impôts à cause des détournements et le partage léonins des deniers publics et même jusque dans les villages où l’on ne sait plus à qui incombent les responsabilités.
Les forêts sont décimées pour l’exploitation des bois de rose alors qu’ un arbre met trente ans avant de pouvoir être exploitable.
A cela s’ajoute le mauvais comportement des hauts responsables politiques et administratifs malgaches. Les responsables politiques confondent administration et intérêts de leurs partis. Si le Ministre est AKFM, tout son staff est AFKM, de même du temps de l’AREMA, du TIKO MADAGASCAR et maintenant du TGV. Vu que les hauts commis de l’Etat sont nommés par leurs partis, leur premier souci est de servir les intérêts des membres de leurs partis sous peine d’éviction.