TGV joue Guéant contre Juppé
Lors de son récent déplacement en France, TGV (Andry Rajoelina) espérait trouver une oreille plus attentive auprès du ministre de l’intérieur Claude Guéant que de son collègue des affaires étrangèeres, Alain Juppé. Depuis Antananarivo, il a donccontacté l’avocat Robert Bourgi, un proche de Guéant, pour qu’il lui organise une rencontre avec ce dernier à Paris. Celle-ci a eu lieu le 7 mai à 17 heures à l’Hôtel InterContinental, en présence de Bourgi qui avait auparavant préparé cet entretien pendant une heure avec TGV. Guéant a relayé le message politique français en conseillant à TGV de ne rien entreprendre en dehors de la SADC et d’accepter d’appliquer la feuille de route élaborée par le médiateur Joaquim Chissano. De son côté, TGV a surtout insisté pour que Paris l’aide à tenir une élection présidentielle avant la saison des pluies, soit au plus tard en novembre. En contrepartie, il s’est dit prêt à accepter toute forme de supervision internationale du scrutin. Guéant l’a assuré qu’il ne souhaitait par le retour au pouvoir à Antananarivo du président déchu Marc Ravalomanana, ni de Didier Ratsiraka et Albert Zafy.
Rapport tendu avec le Quai d’Orsay
Après cette entrevue avec Guéant et un séjour en Turquie, TGV est revenu à Paris où il a rencontré Alain Juppé, le 12 mai. Comme il venait juste d’écarter son éphémère conseiller diplomatique Paul Maillot, qui aurait dû l’accompagner chez Juppé, TGV a décidé de se rendre tout seul à cette rencontre. Mais les diplomates français l’en ont dissuadé, car Juppé devait être de son côté accompagné de plusieurs conseillers. TGV s’est donc confectionné une délégation à la va-vite, rappelant d’urgence la ministre des affaires étrangères Yvette Sylla qui se trouvait en Côte d’Ivoire, et se faisant accompagner de sa secrétaire particulière et de son garde du corps – ce qui n’a guère été prisé par la partie française. Durant sa rencontre avec Juppé, TGV a maladroitement insisté sur l’aide généreuse que lui accorde la Chine et s’est livré à un monologue détaillant ses réalisations. Celles-ci sont compilées dans un petit livre de propagande à son effigie et au titre pompeux de Madagascar : patriotisme et fierté nationale – cet opuscule a été traduit en anglais afin de pouvoir être distribué à ses interlocuteurs de la SADC. Pour sa part, Juppé a rappelé l’importance de la médiation de la SADC et a refusé ce que réclamait TGV, à savoir une photo officielle des deux hommes et un communiqué commun le reconnaissant comme président du régime de transition.
Frustré, TGV a souhaité qu’André Parant, le conseiller Afrique du président Nicolas Sarkozy, vienne le voir à son hôtel le lendemain matin pour s’en expliquer. Mais ce dernier n’en a rien fait.
Les courtisans sont toujours là – TGV et son entourage ne pensent plus qu’à une seule chose : décrocher un soutien de la SADC afin d’aller très rapidement vers une élection qui leur permettra de rester au pouvoir. Et comme nombre de ses “courtisans” lui ont été – et lui seront encore – indispensables pour financer ses activités politiques, TGV ne peut se les mettre à dos. C’est bien ce qu’a révélé le scénario de la nomination avortée de Paul Maillot. En fait, le décret de sa nomination, paraphé par TGV le 4 avril, n’a jamais quitté les tiroirs du bureau du tout-puissant secrétaire général de la présidence, Haja Resampa.
C’est lui et l’influent conseiller Norbert Ratsirahonana qui ont convaincu TGV de lâcher Maillot, car il ne fait pas partie du sérail des partisans de la HAT. Cette cabale des courtisans a été relayée par l’autre Franco-Malgache Patrick Leloup, qui entend bien demeurer le lien privilégié avec Paris. Les deux Mamy – Ravatomanga, le patron deSodiat, et Ratovomalala, le ministre des mines -, très actifs sur les questions économiques et financières, ont également participé à la curée.
Source : Africa Intelligence
mho bemaso
21 mai 2011
lol!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ziry Onésime
23 mai 2011
WAAAOOOUUUUHHHH!
Qu’est-ce qu’il a encore pris la-bas, dans sa soi disant partrie bien aimée, le lapin sans qualité! Car à force de se pavaner comme en coq “akoholahim-bohitra”, on devrait fatalement se trouver devant un vrai coq de combat, et là, çà ne pardonne pas!
Pauvre petit imbécile,va!
Patsa Iray tsy omby vava
3 décembre 2011
Mila ranondranoniy kanjo nahazo taolana masiso. sssssssshhhhh, nareo ange tetezamita koa fa tsy hanampitra manda iray e, sady TSY NISY NIFIDY fa NANANDRA-TENA ho soit disant pRESIDENT. Mbola hijinja fa rehefa mipoaka io dia aketo antsika mahita azy