José Ribeaud, journaliste, spécialiste de la grande île, tire un bilan des deux ans au pouvoir de l’autocrate Andry Rajoelina, qui prétendait démocratiser le pays. Résultat, les caisses sont vides, le pillage des ressources et la terreur règnent en maître.
Le 17 mars 2009, un putsch mené par un quarteron d’officiers malgaches contraignit l’ex-homme d’affaires Marc Ravalomanana à abandonner le pouvoir et à s’exiler. Pendant sa présidence (2002 à 2009), il s’était attiré l’antipathie de la France, l’ancienne puissance coloniale, et la colère d’une large frange de ses concitoyens qui lui reprochaient de confondre ses propres intérêts avec ceux de la nation. Un jeune francophile à l’ego démesuré, Andry Rajoelina (36 ans), maire de la capitale Tananarive et instigateur du coup d’Etat, s’empressait de monopoliser le pouvoir. Il voulait, clamait-il, gérer la transition et organiser des élections. En deux ans de gouvernance chaotique, de promesses reniées, d’accords non appliqués, cet «enfant capricieux» comme le qualifie un diplomate français a précipité la grande île de l’océan Indien dans une crise économique, sociale, humanitaire et écologique sans précédent.
Le pouvoir d’achat de la population régresse, le chômage de masse explose, l’analphabétisme progresse, les caisses de l’Etat sont vides, les grèves du personnel enseignant et administratif s’étendent, les prix des produits de première nécessité augmentent, la santé publique se dégrade, le tourisme stagne.
Les bailleurs de fonds internationaux et les investisseurs étrangers désertent l’île en raison de l’insécurité, du racket, des pillages et de la corruption omniprésente. Plusieurs gouvernements retirent ou ne remplacent pas leurs ambassadeurs. L’Union européenne, l’Union africaine et les Etats-Unis ont pris des sanctions à l’encontre de Rajoelina et de ses affidés. Le FMI a suspendu son aide et la Banque mondiale a abandonné le pays à son sort. La France joue, dans cette tragédie, un rôle ambigu. Le président Sarkozy a convenu qu’il s’agissait d’un coup d’Etat mais, sans la complaisance des diplomates français, le président putschiste aurait déjà dû plier bagage.
Toutes les tentatives de médiation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) mandatée par l’Union africaine et toutes les propositions malgaches de sortie de crise achoppent sur l’intransigeance de l’impulsif et versatile autocrate. Quiconque s’enhardit à suggérer des solutions pour un retour à l’Etat de droit est traîné devant la justice. Ainsi, le professeur Raymond Ranjeva, ancien vice-président de la Cour internationale de justice et ancien recteur de l’Université de Tananarive, doit répondre de «complicité dans un complot pour atteinte à la sûreté de l’Etat». Son délit: la publication d’une feuille de route pour sortir de la crise. Ce sexagénaire intègre bénéficie d’une exceptionnelle aura internationale. Il pourrait former un gouvernement d’union nationale constitué de techniciens et de technocrates sans appartenance politique. Cette équipe serait chargée de gérer les affaires courantes, de rétablir l’ordre constitutionnel et d’organiser des élections parlementaires et présidentielles libres, transparentes et supervisées par des observateurs étrangers. Un tel processus démocratique est irréalisable avec les quatre mouvances qui se disputent la présidence, les ministères et les quelque trois cents formations politiques qui aspirent à des postes rémunérateurs. Pour preuve, les bisbilles et refus provoqués par la plus récente feuille de route négociée ces jours derniers par le médiateur africain.
Récemment, le président autoproclamé a prétendu avoir échappé à un attentat. Mais personne, à part son chauffeur, n’a été témoin de cet inoffensif guet-apens. La psychose du complot est prétexte à des arrestations arbitraires, des inculpations fantaisistes, des perquisitions brutales, des interrogatoires musclés de journalistes et de leaders de l’opposition. L’armée est désorganisée, divisée, politisée. La récompense promise aux officiers supérieurs aux ordres du pouvoir arrive sous forme d’étoiles de général. Certains se mutinent. D’autres s’adonnent à un trafic illicite de bois précieux: bois de rose, de palissandre et d’ébène. La direction du zoo de Zurich, qui finance depuis 15 ans la protection d’un parc national sur la péninsule de Masoala, affirme que des milliers de personnes détruisent et pillent la forêt pluviale en toute impunité. L’agence américaine pour le développement international (USAID), principal donateur pour la protection de la biodiversité à Madagascar, constate que des centaines d’arbres sont coupés chaque jour dans des forêts protégées puis exportés vers la Chine.
Il y a eu en novembre dernier l’adoption par référendum unilatéral d’une nouvelle Constitution qui légitime le coup d’Etat et fait de la justice un instrument du pouvoir. Mais ce n’est pas la proclamation de la IVe République qui soulagera la misère des quelque 20 millions de Malgaches. Ceux-ci attendent des autorités qu’elles rétablissent les libertés civiques et l’ordre constitutionnel, relancent l’économie, luttent contre les injustices sociales et fassent bénéficier la population des produits de l’exploitation par des compagnies étrangères des hydrocarbures et des gisements de minerais précieux.
En deux ans, Andry Rajoelina a fait la démonstration de son incompétence dans la gestion des affaires publiques et de sa répulsion à consentir des compromis pour rassembler les forces vives du pays. Avant-hier, il a reconduit au poste de premier ministre Camille Vital, un général à ses ordres. Il l’a chargé de former un gouvernement prétendument d’union nationale. Ce remaniement ministériel est boycotté et déjà contesté par les principales mouvances de l’opposition. La classe politique démontre une fois de plus son incapacité à surmonter ses dissensions et à s’unir pour sortir Madagascar du cycle infernal du sous-développement, de l’insécurité et de la misère.
José Ribeaud

rovahiga
19 mars 2011
Ce qui nous laisse très perplexe, c’est le rôle jouer bien sûr par la France, mais surtout par l’ensemble de la communauté internationale. Nous avons bien compris que la SADC en tant que représentant de cette dernière, s’essouffle et expose le pays à une situation des plus dangereuses. Vous l’avez certainement noté que les malgaches sont plutôt de nature passifs sinon l’explosion sociale tant redoutée aurait déjà eu lieu depuis belle lurette.
Comment faire comprendre cette valse d’hésitation de la CI ?
Joetke
19 mars 2011
Comme vous y allez Monsieur, vous exhonérez totalement la france de sarkozy et la pseudo-communauté internationale de leur GRANDE ET INFINIE RESPONSABILITÉ, à tous les niveaux!
-Celui de la propagation de rumeurs tellement rendue aisée par la mentalité malgache elle-même, sur l’accaparement des richesses communes par l’ancien président et que vous tenez, dès le début de votre papier, comme acquis. Un peu d’honnêteté et d’investigations sérieuses vous auraient mis à l’abri d’une condamnation GRATUITE SANS PREUVES de ce que vous avanciez, aussi sûrement qu’aucune retenue semble transparaître dans vos phrases.
-Au niveau de la CONFISCATION dont la france HYPOCRITE de sarkozy, flanquée d’une ONU aux pouvoirs inexistants, servie par un obama trop occupé par les guerres de son prédécesseur, donc la CONFISCATION DE TOUTES RESSOURCES officielles à ce régime qu’elle prétend condamner et qu’IMPUDIQUEMENT, comme l’est le français que la MAJORITÉ des français ont CHOISI comme chef, elle soutient par des apports de fonds aux origines DOUTEUSES, pour parler en euphémisme. Comment pouviez-vous être catégorique sur la réalité d’un pouvoir qui lui a été finalement confisqué, à “cet enfant capricieux” disiez-vous? Quelle distance aviez-vous Monsieur, vous-même pour prétendre “analyser” un état de choses que vos congénères, et ILS SONT VOS CONGÉNÉRES et vos compatriotes qui PROFITENT de l’USUFRUIT d’une ANNEXION PURE ET SIMPLE d’un pays souverain, Madagascar?
Quels COUILLONS Malgaches francophones allez-vous convaincre de ce tissu de déjà-vus? Je VOUS DÉNIE TOUS DROITS DE PORTER CRITIQUE sans AGIR CONTRE, les vrais INSTIGATEURS de la misère que le peuple, mon peuple VIT! les NÉO-COLONIALISTES français à trés courte vue!
Sinon, je vais m’amuser aussi à décrire l’ÉTAT DE VOTRE FRANCE où je vis et qui est EN PLEINE PERTE DE VITESSE, À tous les niveaux, par rapport à la puissante Allemagne!
M’enfin, c’est quoi ce journalisme à la française? Pas plus tard qu’à 9h ce matin sur france-culture, on parlait d’économie, et il y avait un invité, pompeux à l’extrême qui martelait, qu’il ne fallait SURTOUT PAS SUIVRE le modèle allemand, car c’est un modèle qui ne crée pas d’emplois (ah ah? comment ça?), qui va péricliter bientôt, qui ne fait pas d’enfants et tous les poncifs d’un MALADE JALOUX. POur information, destinée aux français particulièrement, l’Allemagne a avec ses 80.000.000 d’habitants, une bagatelle à côté des 64.000.000 de français, un taux de chômage de 7%, là même où la petite france, car elle est comparativement petite, affiche un “propre” record de 10% et de surcroît ne paie pas ses jeunes au chômage, là où les dernières négociations intersociales en Allemagne ont abouti à payer TOUS LES CHÔMEURS y compris leurs jeunes à 367euros par mois!
C’est vrai, c’est petit, mais entre un petit et rien, le choix HONNÊTE est VITE FAIT! Mais hors de question d’imiter une économie particulièrement EFFICACE! Non! On n’est pas Allemand, en plus, voeux pieux, ils vont bientôt se casser la gueule! c’EST CELA LA PETITESSE de la france d’un homme que les français ont CHOISI DÉMOCRATIQUEMENT COMME MENEUR!
Alors quand j’entends, je lis un francophone dont je suppose la nationalité française, tenir des propos absolus de CONDAMNATIONS gratuites à l’extrême, je luis dis qu’il LA FERME! Car si moi, après plus d’une décénnie en france et d’autres à travers le monde RICHE, je me mettais à CRITIQUER les moindres MAUX, comme ceux engendrés par un RACISME anti-arabe RAMPANT, je crois que ce ne seraient pas les preuves qui me manqueraient! D’ailleurs, quand un sarkozy titille cette fibre-là, c’est la MEILLEURE PREUVE que l’homme que vous aviez choisi, N’A PAS DE SOLUTIONS POUR LA FRANCE! Basta!
Bien sûr, que le régime de Rajoelina est condamnable, mais s’il est VICTIME DE PRESSIONS EXTÉRIEURES, je me sens, sans état d’âme, le DROIT DE LEUR TROUVER BEAUCOUP DE CIRCONSTANCES ATTÉNUANTES. Car s’ils sont VICTIMES, n’importe quel MALGACHE EST VICTIME de la même engence qui veut nous faire battre entre NOUS et nous faire accepter l’inacceptable!
Je ne suis pas français moi, je FAIS CE QUE JE DIS!
Enfin, pour ce qu’il s’agit de la leçon que mes compatriotes peuvent tirer de ces deux années écoulées, il y a un dicton UNIVERSEL dont la traduction en français stipule:
“UN TIEN VAUT MIEUX QUE 2 TU AURAS”
Solofoniaina
9 novembre 2011
A vous, je vous dis que vous êtes un charognard. Peut-être que vous êtes béant de tous les trous.
C’est bien de fantasmer derrière de belles phrases ampoulées, c’est bien d’assouvir ses instincts par des masturbations intellectuelles. Votre façon de répondre traduit bien votre perversion.
Vous êtes toujours au stade de l’indigénat. Ne reniez pas que FRANçAFRIQUE existe et fonctionne. Il y a aussi un diction qui dit : NE DISPUTEZ PAS LE PASSAGE à UN CHIEN AU RISQUE DE SE FAIRE MORDRE.
Vade Retro Satana !
zanatany
5 janvier 2012
ce n”est pas vous qui souffrez dans ce bo pays la france.etant un zanatany je me permets de vous repondre.de mere malgache et allant souvent a mada pour voir ma famille qui me deconseille fortement de ne pas aller au pays en ce moment et cela dure depuis 3ans? jamais leur vie n’ a ete aussi dificile que depuis les 3 annees 2009 2010 2011 securite droit de s’exprimer baffoue et j’en passe.vous parlez de racisme anti arabe regardez un peu a mada.entre les cotiers et les hauts-plateaux comment ils se detestes.pour quels raisons.les presidents originaire des ho-plato ne font pa de vieux os.par contre les cotiers…..j”espere que ce petit pretencieux va vite partir pour le bien des malgaches.a quand un honete president a mada.l”espoir fait vivre heureusement.veloma et bonne annee 2012
solofoniaina
23 janvier 2012
Une véritable diarrhée verbale
Saryteny
19 mars 2011
Monsieur (ou Mme) Joekte ,vous avez votre fauteuil en France et nous à Madagascar en attendant on a nos ordures . C’est vrai ,mieux vaut un tien que deux tu auras , vous avez bien parlé pour vous personellement .
Je remercie Monsieur José Ribeaud pour son article que je qualifie de TRES objectif .
Ra-Invita
19 mars 2011
Deux mots reviennent souvent ces jours : consensuel et inclusif. C’est le mot – l’objet à qualifier – qui fait peurr. Le pays sombre et j’emprunte les lignes ci-dessous d’un forum malgache.
Pour ne pas «troubler notre conscience», allons-y citer quelques classes de riches et la liste n’est pas exhaustive … pour ne citer que les commerçants, les industriels, les hauts fonctionnaires, les cadres libéraux, les cadres des grandes sociétés d’état, les hauts officiers militaires, les politiciens influents, les hommes d’affaires, les grands propriétaires, les exploitants miniers, les trafiquants de biens et autres richesses, et j’en passe.
Il faut séparer maintenant l’ivraie du bon grain. Il suffit d’un minimum de discernement et d’une analyse lucide pour comprendre que certains métiers n’amènent pas forcément à la richesse ou alors il y a problème.
Le problème n’est pas le riche qui a trimé dur pour l’être, qui investit et qui respecte les règles (y en a-t-il encore beaucoup par ces temps?) et malgré tout qui peut rester patriote (ce mot n’est pas une injure quand on l’utilise dans son sens noble). Pas de chasse aux sorcières, on peut être aisé sans pour autant renier l’amour de sa patrie. Vouloir être aisé financièrement est assez naturel. Que diable!
Le problème vient de ceux qui vendent les richesses de Madagascar pour s’enrichir encore plus, ceux qui veulent se trouver à la table des rapaces qui se partagent actuellement Madagascar pour encore plus de pillage, légalisé ou non. Pour eux, la pérennisation de leur mainmise passe par la dégradation de toute formation solide et toute éducation pouvant amener toute remise en cause de l’ordre établi (leur ordre). Involontairement certains universitaires deviennent leur complice dans leur lutte corporatiste – même à juste titre – (du moins du point de vue du quidam).
Pour planifier la mainmise de certains groupes d’intérêts économiques à Madagascar, une manière perfide et sournoise est d’alimenter artificiellement financièrement certaines personnes soit des nouveaux riches (à vitesse anormalement rapide) soit de nouveaux opportunistes ou arrivistes sans vergogne. Un phénomène courant à Madagascar est maintenant de devenir politiciens, souvent pour un sou sans savoir pour certains qu’est-ce la politique, pour espérer accéder à la manne de l’état ou aux fonds des aides extérieures. Une aspiration ascendante pour être rapaces.
La crise actuelle puise ses sources, entre autres, de la présence en nombre de ces classes de riches, de nouveaux riches d’opportunistes, d’arrivistes enrichis ou non. Ces rapaces sont devenus trop nombreux et le volume de richesse à partager, même si elle a augmenté en taille, n’a pas suivi. Les bois de roses, les pierres précieuses, les minerais, le pétrole et toute autre richesse, au lieu d’enrichir le peuple, sont devenus leur source de malheur car le partage n’est ni consensuel ni inclusif (deux mots à la mode). On peut rire jaune mais on comprend mieux quand on ajoute le troisième larron (non divulgué) : «partage consensuel et inclusif».
Un hypothétique contre-pouvoir effectif et sain reste à construire (avec ou sans certaines personnalités actuelles, la contamination n’est sûrement pas totale). Sans ce contre-pouvoir, qui battra en brèche ce partage ignoble et qui dénoncera avec la plus grande vigueur ces rapaces? Sinon on serait complice tacite, sans avoir même des miettes du gâteau!
Rama
19 mars 2011
Pour renforcer ce qu’a très bien dit l’auteur, j’aurais quelques mots à dire:
- cette feuille de route dont on parle tant, elle n’a été que paraphée: la HAT s’empresse de l’appliquer.
- les Accords d’avant ont été signés: la HAT les a reniés alors qu’ils auraient dû aboutir à une reconnaissance et, qui plus est, ce sont ces Accords reniés qui ont mis Rajolina à la Présidence.
QUI EST DONC A L’ORIGINE DE TOUTES CES MALHEURS DES MALAGASY?
EVIDEMMENT QUE C’EST LA HAT.
rakotondralambo
19 mars 2011
la crise risque de durer ( surtout avec la guerre en Libye ) si on ne trouve pas une solution à la malgache , c’est à dire tous les grands partis ( les 4 mouvances ) doivent diriger d’une manière collègialle la transition , c’est la seule condition d’apaisement à mon avis , ( je tiens à vous signaler que je suis ni pro- ra 8 ni pro- tgv , ce qui compte pour moi , c’est la résolution de la crise afin que les 20 millions de malgache puissent vivre dans la tranquilité et la sérènité , le duel entre 2 individus a précipité le pays dans un goufre béant ( il faut 20 ans pour colmater ce trou ) et appauvri la majorité des malgaches , aussi il est temps de se donner la main , car il est honteux de confier une sortie de crise aux étrangers , c’est comme si nous les malgaches étions des incapables .
On reconnu Andry comme Pdt de la Transition , pourquoi pas! mais pour équilibber la donne , il faudrait confier la primature à l’équipe de “deba ” , le Ct ( par exple ) à la mouvance de ra 8 , le cst à zafy , et les membres du gvmt , du cst , ct , ceni , hcc etc… seront issus du monde polit présent sur le territoire .
d’autres pays africains ont réeussi à s’entendre et trouver une solution , pourquoi pas les malgaches qui sont réputés être le roi du FIHAVANANA !
je souhaite bon vent à tous mes compatriotes .
Ziry Onésime
20 mars 2011
Très bon article Monsieur José RIBEAUD! Réel, pragmatique, factuel!
Au moins, il a le mérite de deux points fondamentaux:
1- de faire étalage de l’incoppétance de Andry RADOMELINA , qui mérite bien son nouveau nom au vu de toutes les gabégies qu’il a réalisées en deux ans au pouvoir,
2- de bien montrer (même d’une manière indirecte), le rôle ambigu de la France face à la crise politique malagasy actuelle!
Et n’en déplaise au pseudo JOEKTE (qui me semble, d’après son analyse, ne pas vivre à Madagascar), cet article devrait faire réfléchir les dirigeants français quant à leur soutien indéfléctible et inconditionnel à l’enfant capricieux qu’ils voudraient installer pour diriger le peuple malagasy!
iarivo
20 mars 2011
José Ribeaud n’a qu’une approche, et surtout une appréciation, très superflue des réalités malagasy sur ces deux dernières années.
Pour un journaliste, spécialiste de la Grande Ile, son analyse ne peut que me laisser sur ma faim, il y a trop d’affirmation gratuite qui ne repose pratiquement sur rien de concrêt et de vérifiable.
Sans vouloir chercher la polémique et avec tout le respect qu’il mérite, son commentaire-analyse ne me semble être qu’une longue énumération de griefs envers le régime putschiste, cela étant peut-être dû à son appartenance politique ou idéologique.
Solofoniaina
9 novembre 2011
Permettez-moi de vous dire qu’au moins, cet homme décrit mieux que quiconque la situation qui prévaut à Madagascar. Il faut être aveugle ou sourd-muet pour se contenter de dire que les affirmations de José Ribeaud ne sont que superflues, vu toutes les alertes dans les mass-médias.
Peut-être que vous êtes de ceux qui tirent profit de la situation actuelle. Dans tous les pays, dans toutes les nationalités, il y a toujours des traîtres à leur nation.
Merci !
kilun
21 mars 2011
Je ne savais qu’il y avait des Français objectifs, qui ne se contentent pas de répéter ce que dit le chef. Merci J. Ribeaud. Vous venez de prouver qu’il faut de tout pour faire un monde!
Bien sûr que tout le monde sait les pillages, la corruption, l’instrumentalisation de la Justice…les crimes de la HAT. Avec les moyens technologiques actuels il est impossible de ne pas savoir. Alors cessez de réclamer des preuves que n’importe qui a à portée de mains.
Une fois que la Communauté internationale a constaté le coup d’Etat, elle ne doit plus imposer le putschiste comme Président fût-ce de la Transition. Quelle puissance autre que la France a intérêt à l’y maintenir.
Bien sûr que les caisses de l’Etat sont vides. L’ACM (Aviation Civile de Madagascar) et les dirigeants de Air Mscar ont été convoqués par l’UE, répondre du manque de respect des règles de sécurité. On n’a jamais entendu cela depuis que Air Madagascar existe. Savez-vous qui la HAT a placé à la tête de ce noble organisme? Le fils de Ratsirahonana, également auteur du NOTAM interdisant au Président Ravalomanana de rentrer dans son pays. C’est une grave violation des droits de l’homme. Mutisme de la France.
Le terrorisme s’est installé. Outre l’élimination de tous ceux qui osent se déclarer opposants, la police des polices torture des gens pour en faire des témoins, les policiers et le gendarmes ont pris l’habitude d’abattre les suspects. Mutisme de la France pourtant promppte à réclamer la liberté d’expression quand Rajoelina sur les places publiques incitait à la désobeissance civile.
Même les hommes d’Eglise ont été harcelés, poursuivis, tué à bout portant lors d’une messe publique . Mutisme de la France
Rajoelina, en violation de la feuille de route concoctée pourtant en sa faveur, a nommé son P.M. Vital, Premiere Ministre “de consensus”. Ah!Ah! Silence de la France.
L’un des leaders du TIM est mis en garde à vue par la police des polices relevant directement de Rajoelina, le sieur Mamy Rakotoarivelo, enfin la France dit que telle mesure n’est pas de nature à apporter l’apaisement.
Le peuple malagasy n’est pas dupe. Laisssez-lui la liberté de s’exprimer. Empêchez l’armée et Alain Ramaroson et sa milice de s’attaquer à ce peuple pacifique, c’est un droit élémentaire.
Il suffit
Ziry Onésime
21 mars 2011
He! Iarivo!
Montres-toi à la hauteur de ton pseudo, car au vu de ton analyse subjective, pleine de non sens et d’une imbécilité vraiment maladive, cela nuirait vraiment au nom de notre ville des Mille!
TENA MARINA E!…
Personnellement, ton pseudo devrait être: FOZARIVO!
Gem
1 avril 2011
Partout où passent Joetke et Iarivo, tout trepasse !
Des imbecilités comme ils font, font fuir n’importe qui !!!Mais leur amie Clau ou Mailo ne feront que tout devient plus lourd de non sens !
solofoniaina
6 janvier 2012
Moi, je souhaite tout d’abord une bonne et nouvelle année 2012 et particulièrement à Madagascar. Que toutes les situations s’améliorent et que tous les prétendants et autres aspirants à la direction de ce pays puissent être lucides et perspicaces.
De toute façon, une chose est sûre, Madagascar, à cause de la richesse de ses ressources naturelles est bel et bien dans la visée de toutes les grandes puissances, en quête de matières premières. Et là, tout se joue dans la Géopolitique et la Géostratégie Mondiale. Chaque pays devra définir ses propres stratégies face à tous les autres pays.
Une chose que je voudrai signaler, c’est que TANT QUE LES MALGACHES NE SAVENT PAS RéELLEMENT SI SITUER PAR RAPPORT A EUX-MÊMES, comme disait ANDRIANAMPOINIMERINA : ‘NY RANOMASINA NO VALA-PAIHIKo !’. Tout finira toujours en pirouette.
Le problème actuel c’est que NOUS Malgaches avons été totalement désorientés au lendemain de notre indépendance, nous sommes toujours en quête d’une identité réellement malgache, alors on virevolte.
On dit que chaque pays n’a que les dirigeants qu’ils méritent. Et nous devrons savoir aussi que dans les concerts des nations, les Etats sont des loups pour les autres Etats. La Phase de réconciliation est tres urgente, mais elle doit être une phase où chaque malgache se sentira concerné sinon on va toujours nous confisquer notre identité. N’en déplaise aux concernés mais quand nos filles cherchent à se marier avec des étrangers juste pour avoir la nationalité et fuir la misère. Quand nos compatriotes s’expatrient ailleurs car là où ils sont, ils ont le minimum pour sécuriser leur vie et faire valoir tout ce qu’ils ont entrepris dans les études. Où là-bas ils sont reconnus au moins par leur propre valeur, dites-vous bien que d’ici 50 ans Madagascar ne sera plus malgache, notre pays va se diriger petit à petit dans le giron d’une autre Nation car la majotité des malgaches aura une autre nationalité.
Chaque malgache a une mission importante, c’est de se situer par rapport à l’environnement où il évolue. Une mission par rapport à sa famille, une mission par rapport au fokonolona, une mission dans le fivondronana, une mission dans le firaisana, une mission dans sa région, une mission dans chaque province et une mission dans la Nation. Et cette mission là, il ne faut pas laisser les opportunistes s’exprimer uniquement. Tout un chacun a le devoir de connaître ce qui existe réellement pour mieux s’investir, pour mieux comprendre et exprimer leurs voix, leurs idées par rapport aux décisions à prendre. Comme ça au moins on pourra arrêter les diarrhées verbales des élus qui mentent, qui profitent sans vergogne de l’obscurantisme.
Bonne année 2012 ! L’Année de tous les défis !
solofoniaina
6 janvier 2012
J’aimerai apporter ici quelques idées à propos de la Réconciliation qui n’arrête pas d’alimenter tous ces fonds de cette maudite crise.
A mon humble avis, une réconciliation nécessite une feuille de route, excusez de l’expression qui est à la mode. Moi je préfère utiliser une charte malgacho-malgache afin que le citoyen malgache se retrouve. Car tout malgache devra connaître tout le milieu auquel il évolue : économique (impôts, douane, nos contributions internationales, les dettes contractées et avec obligation de résultat fiable, honnête) – social (Ecoles, hôpitaux, soins divers, la place des fonctionnaires et des employés du secteur privé, etc …) – Nos moyens de production dans l’exploitation des secteurs divers (Agriculture, élevages, richesses minières, industriels) – une projection à long terme (Education, enseignements, formation des cadres dans tous les secteurs etc …)
La première nécessité, c’est d’avoir une vision commune entre tous les malgaches, une vision du positionnement de Madagascar, une vision interne où l’on pourra définir la place et le rôle du malgache par rapport à Madagascar. S’ensuit, une vision qui gagne l’adhésion générale des malgaches sur notre position face à la communauté internationale. Dans ces deux posotions, il y a nécessité d’une refonte de notre position globale car en fait, il s’agit de reconstruire totalement la Nation Malgache et l’Etat en particulier.
Madagascar a toujours été depuis les mouvements populaires ou plutôt politiques, un centre d’expérimentation des décisions politiques à court terme. Beaucoup de ce qu’on avait décidé ne servait que les intérêts de ceux qui se sont mis à la tête de l’Etat. Et toutes les visions à long terme ne tourne que vers les décisions des pays pourvoyeurs de fonds car Madagascar n’a jamais eu de structures solides et fiables pour décider d’elle-même. Bref, l’avenir dy pays a toujours été décidé par des politiciens résolument tournée vers un minimum d’Etat, un Etat qui n’est qu’un instrument exécutant les missions essentielles dictées soit par les intérêts personnels des dirigeants pouilleux, véreux soit par les missions imposées par nos pourvoyeurs de fonds extérieurs. A travers cela toute une panoplie de mensonges telle Développement, efficacité, Réalisations, Etat moderne etc …, inventées de toute pièce et copiant les inventions occidentales.
D’après moi, tous les dirigeants n’ont jamais compris le sens réel de leurs missions. D’où tous ces problèmes qui surgissent et ressurgissent ne serait-ce qu’à chaque élection. Avec toutes les conséquences que nous vivons aujourd’hui : parti unique – fédéralisme – communisme – Etat de droit – Démocratie – Fokonolona – Environnement et bla et bla et bla.
Tout ce qui est à la mode ailleurs sert de Leitmotiv afin d’obtenir plus de voix au vu des élections. Toutes les interprétations des règles venues d’ailleurs se sont avérées catastrophiques et ne conviennent en rien car improductif.
Le rôle de l’armée elle-même est devenu confus car les dirigeants malgaches n’ont jamais su faire la différence dans chacune de leurs interprétations des lois et des règles en vigueur. Comme si les affaires d’Etat ne sont pour eux que des jeux de rôle qu’ils font et les défont à leurs guises. Ce ne sont pas les événements qui le démentiront.
L’homme de la rue ne peut que se résigner à la destruction du pays devant les diverses provocations de la politique qui ne veut pas chercher les moyens pour relever le pays. Tous les diagnostics virent au rouge mais les remèdes que l’on propose ne sont au fait que des poisons qui rongent et amplifient tout le mal.
L’incapacité de chaque pouvoir à résoudre les problèmes a entraîné la société malgache actuelle dans cette confusion, et on ne voit mal qui pourrait nous sortir de la situation actuelle. Le peuple est inquiet pour son présent et surtout pour son avenir.
Il y a la descente aux enfers de l’ordre public, l’effondrement de l’économie. Le redéploiement du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire ne sert que l’injustice de tous ordres car les responsables politiques et administratifs ne veulent pas prendre conscience du rôle clef de ce que c’est qu’un Etat. Au contraire, ils mènent la croisade contre le rétablissement d’un retour à l’ordre équitable.
Tout cela se retrouve dans les collectivités décentralisées, le Fokonolona, où l’on propage le courant “populiste”inutile à la vie collective. Le contrôle des comptes y est quasiment inexistant et lorsque cela existe, le service chargé du contrôle ne laisse entrevoir aucune transparence des comptes car il n’y a plus de la probité.
Les intérêts ne sont plus les mêmes entre les tenants du pouvoir et ceux de la Nation : les routes, les adductions d’eau car les fonds sont insuffisants et que l’on presse trop le peuple pour les Impôts à cause des détournements et le partage léonins des deniers publics et même jusque dans les villages où l’on ne sait plus à qui incombent les responsabilités.
Les forêts sont décimées pour l’exploitation des bois de rose alors qu’ un arbre met trente ans avant de pouvoir être exploitable.
A cela s’ajoute le mauvais comportement des hauts responsables politiques et administratifs malgaches. Les responsables politiques confondent administration et intérêts de leurs partis. Si le Ministre est AKFM, tout son staff est AFKM, de même du temps de l’AREMA, du TIKO MADAGASCAR et maintenant du TGV. Vu que les hauts commis de l’Etat sont nommés par leurs partis, leur premier souci est de servir les intérêts des membres de leurs partis sous peine d’éviction.
aila
23 janvier 2012
Bonjour,
Je vis à Madagascar depuis plus de huit ans et je ne peux que constater que la souffrance du petit peuple malgache s’aggrave. Le fossé creusé entre les riches et les pauvres devient un gouffre que l’on ne peut ignorer. Ce qui m’étonne le plus, c’est le fatalisme de cette population. Ils sont certains que rien ne pourra changer et acceptent malgré eux de supporter toutes les misères qu’on leur inflige. Le seul moyen de s’en sortir est de partir ailleurs, là où l’herbe paraît plus verte, mais peu d’entre eux y réussissent. Combien de jeunes filles se sont mariées avec des étrangers, sans savoir réellement quelle serait leur vie future? Elles quittent leur famille, leur pays en échange de quoi? La signature d’un contrat qui ne leur promet par grand chose, surtout pas l’amour, car il n’en est pas question une seule minute. Ont-elles seulement la notion de ce qui les attend? Et pourtant elles prennent le risque. Et bien, chapeau bas! On parle sans arrêt du pillage des richesses du pays, mais elles en font partie et personne ne mentionne ce fait. Le souhait de nombreux parents est que leur fille parle le français dans la perspective qu’elle pourra ainsi partir vers l’Eldaro France (un mythe maintenant) mais qui cela inquiète-t-il? Est-ce normal que des parents dignes de ce nom programment la destinée de leur progéniture dans le seul but d’atténuer leur propre misère? Jusqu’où faut-il permettre que la précarité puisse pousser les gens à envisager de telles choses? Cette misère là, personne n’en parle. Il y a la pauvreté physique, mais aussi la pauvreté mentale. La prostitution, la pédophile, font la une des médias européens et tout le monde crie au scandale. Sauf ici. Qui se soucie des sévices que subissent ces jeunes filles (parfois des jeunes garçons) puisque cela rapporte de l’argent et pas seulement à la famille? La misère est partout à Madagascar et elle touche des innocents qui sont incapables de se défendre. Tout est banalisé, même les choses les plus graves. Le seul souci permanent est l’argent, à n’importe quel prix. Sans morale, rien ne peux se faire. On a l’impression qu’il n’y a aucune barrière, aucun garde-fou, aucun repère qui guide la destinée de ce peuple qui mérite pourtant beaucoup plus de bonheur. Quel dommage! Quand le peuple va-t-il se réveiller et s’éveiller aux vraies valeurs et exiger le respect qui lui est dû?
solofoniaina
23 janvier 2012
C’est comme l’épave d’un navire emportée par la mer.