Les sociétés riveraines ont été désignées d’office par les autorités pour financer l’aménagement en quatre voies d’une route dans la capitale. Un racket officiel ?
Les autorités de la transition ont décidé de faire financer le réaménagement en quatre voies de la route des hydrocarbures d’Ankorondrano, dans la capitale, en faisant appel aux “cotisations volontaires” des entreprises riveraines. La plupart de ces sociétés n’auront guère d’autre choix que de répondre à cette sollicitation officielle, contre la promesse qu’elles pourront ensuite déduire ces sommes de leurs impôts sur les trois prochaines années. Cette opération, que certains détracteurs assimilent à une forme de racket officiel, devrait rapporter aux autorités malgaches plus de 5 milliards d’ariary (1,8 million €), répartis entre les 123 sociétés ayant accepté de mettre la main à la poche sur les 182 sollicitées à ce jour.
La plus haute contribution (300 millions d’ariary, soit 111 500 €) devrait émaner du Groupe Sipromad d’Ylias Akbaraly, lequel est proche du président de la Haute Autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina. La compagnie française Orange (France Télécom) et Zouzar Bouka, le patron de Vision Madagascar (VIMA), mettront chacun sur la table 200 millions d’ariary, soit 74 300 €. Bouka est un jeune entrepreneur malgache, de confession musulmane, bien introduit aux Etats-Unis et qui a été en 2009 un des membres fondateurs de l’American Chamber of Commerce (AmCham) de Madagascar. C’est sa société qui construit le nouvel hôtel de ville d’Antananarivo. Les compagnies de télécommunications Telma et Zain ont été sollicitées pour apporter chacune 150 millions d’ariary (soit 55 700 €), tandis qu’une quinzaine d’autres sociétés cotiseront chacune pour 100 millions d’ariary (un peu plus de 37 000 €). Parmi ces dernières figurent Assist Development d’Alain Moyon, les assurances ARO, le groupe Fraise, Materauto, ainsi que les compagnies minières Dynatec et QIT Madagascar Minerals (QMM).”
Source: Africa Intelligence - La Lettre de l’Océan Indien
Goujat
22 novembre 2010
Tout a pour toile de fond : l’OIF !
Ziry Onésime
24 novembre 2010
Voilà l’origine des fonds de la HATay: racket, détournements, kidnapping, vols, exploitations illicites, meurtres,… tout un bazar!
Et dire que la France voudrait encore le reconnaître comme préseident de la Transition!…. Conneries machiavéliques!
nahoda
8 février 2011
eske kelk’1 ici connait la définition de racket???savez-vous ke l’argent collecté a servi de la construction des 4 voies d’ankorondrano!donc d’interet public!racket c’est destiné à son racketeur!!!mba mieritrereta zalahy fa zany no tsy hitiavan’ny ol anareo ah!
Ranaivo
20 décembre 2011
Nahoda, vous êtes payé combien pour dire des aneries comme ça ? 3ans Rajoelina Andry a pris le pouvoir, je n’ai rien vu de concret pour le peuple malagasy, mais, j’ai bien vu la richesse de Andry Rajoelina, de ses beaux parents et parents s’aggrandir, là, oui, je peux dire qu’il il y a INTERET FAMILIAL sans ambiguité.
gasyti
21 décembre 2011
MDR!!!!
solofoniaina
6 janvier 2012
J’aimerai apporter ici quelques idées à propos de la Réconciliation qui n’arrête pas d’alimenter tous ces fonds de cette maudite crise.
A mon humble avis, une réconciliation nécessite une feuille de route, excusez de l’expression qui est à la mode. Moi je préfère utiliser une charte malgacho-malgache afin que le citoyen malgache se retrouve. Car tout malgache devra connaître tout le milieu auquel il évolue : économique (impôts, douane, nos contributions internationales, les dettes contractées et avec obligation de résultat fiable, honnête) – social (Ecoles, hôpitaux, soins divers, la place des fonctionnaires et des employés du secteur privé, etc …) – Nos moyens de production dans l’exploitation des secteurs divers (Agriculture, élevages, richesses minières, industriels) – une projection à long terme (Education, enseignements, formation des cadres dans tous les secteurs etc …)
La première nécessité, c’est d’avoir une vision commune entre tous les malgaches, une vision du positionnement de Madagascar, une vision interne où l’on pourra définir la place et le rôle du malgache par rapport à Madagascar. S’ensuit, une vision qui gagne l’adhésion générale des malgaches sur notre position face à la communauté internationale. Dans ces deux posotions, il y a nécessité d’une refonte de notre position globale car en fait, il s’agit de reconstruire totalement la Nation Malgache et l’Etat en particulier.
Madagascar a toujours été depuis les mouvements populaires ou plutôt politiques, un centre d’expérimentation des décisions politiques à court terme. Beaucoup de ce qu’on avait décidé ne servait que les intérêts de ceux qui se sont mis à la tête de l’Etat. Et toutes les visions à long terme ne tourne que vers les décisions des pays pourvoyeurs de fonds car Madagascar n’a jamais eu de structures solides et fiables pour décider d’elle-même. Bref, l’avenir dy pays a toujours été décidé par des politiciens résolument tournée vers un minimum d’Etat, un Etat qui n’est qu’un instrument exécutant les missions essentielles dictées soit par les intérêts personnels des dirigeants pouilleux, véreux soit par les missions imposées par nos pourvoyeurs de fonds extérieurs. A travers cela toute une panoplie de mensonges telle Développement, efficacité, Réalisations, Etat moderne etc …, inventées de toute pièce et copiant les inventions occidentales.
D’après moi, tous les dirigeants n’ont jamais compris le sens réel de leurs missions. D’où tous ces problèmes qui surgissent et ressurgissent ne serait-ce qu’à chaque élection. Avec toutes les conséquences que nous vivons aujourd’hui : parti unique – fédéralisme – communisme – Etat de droit – Démocratie – Fokonolona – Environnement et bla et bla et bla.
Tout ce qui est à la mode ailleurs sert de Leitmotiv afin d’obtenir plus de voix au vu des élections. Toutes les interprétations des règles venues d’ailleurs se sont avérées catastrophiques et ne conviennent en rien car improductif.
Le rôle de l’armée elle-même est devenu confus car les dirigeants malgaches n’ont jamais su faire la différence dans chacune de leurs interprétations des lois et des règles en vigueur. Comme si les affaires d’Etat ne sont pour eux que des jeux de rôle qu’ils font et les défont à leurs guises. Ce ne sont pas les événements qui le démentiront.
L’homme de la rue ne peut que se résigner à la destruction du pays devant les diverses provocations de la politique qui ne veut pas chercher les moyens pour relever le pays. Tous les diagnostics virent au rouge mais les remèdes que l’on propose ne sont au fait que des poisons qui rongent et amplifient tout le mal.
L’incapacité de chaque pouvoir à résoudre les problèmes a entraîné la société malgache actuelle dans cette confusion, et on ne voit mal qui pourrait nous sortir de la situation actuelle. Le peuple est inquiet pour son présent et surtout pour son avenir.
Il y a la descente aux enfers de l’ordre public, l’effondrement de l’économie. Le redéploiement du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire ne sert que l’injustice de tous ordres car les responsables politiques et administratifs ne veulent pas prendre conscience du rôle clef de ce que c’est qu’un Etat. Au contraire, ils mènent la croisade contre le rétablissement d’un retour à l’ordre équitable.
Tout cela se retrouve dans les collectivités décentralisées, le Fokonolona, où l’on propage le courant “populiste”inutile à la vie collective. Le contrôle des comptes y est quasiment inexistant et lorsque cela existe, le service chargé du contrôle ne laisse entrevoir aucune transparence des comptes car il n’y a plus de la probité.
Les intérêts ne sont plus les mêmes entre les tenants du pouvoir et ceux de la Nation : les routes, les adductions d’eau car les fonds sont insuffisants et que l’on presse trop le peuple pour les Impôts à cause des détournements et le partage léonins des deniers publics et même jusque dans les villages où l’on ne sait plus à qui incombent les responsabilités.
Les forêts sont décimées pour l’exploitation des bois de rose alors qu’ un arbre met trente ans avant de pouvoir être exploitable.
A cela s’ajoute le mauvais comportement des hauts responsables politiques et administratifs malgaches. Les responsables politiques confondent administration et intérêts de leurs partis. Si le Ministre est AKFM, tout son staff est AFKM, de même du temps de l’AREMA, du TIKO MADAGASCAR et maintenant du TGV. Vu que les hauts commis de l’Etat sont nommés par leurs partis, leur premier souci est de servir les intérêts des membres de leurs partis sous peine d’éviction.