Madagascar : 1,8 million d’euros, racket officiel ou bienfaiteurs pour la HAT ?

Publié le22 novembre 2010

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Les sociétés riveraines ont été désignées d’office par les autorités pour financer l’aménagement en quatre voies d’une route dans la capitale. Un racket officiel ?

Les autorités de la transition ont décidé de faire financer le réaménagement en quatre voies de la route des hydrocarbures d’Ankorondrano, dans la capitale, en faisant appel aux “cotisations volontaires” des entreprises riveraines. La plupart de ces sociétés n’auront guère d’autre choix que de répondre à cette sollicitation officielle, contre la promesse qu’elles pourront ensuite déduire ces sommes de leurs impôts sur les trois prochaines années. Cette opération, que certains détracteurs assimilent à une forme de racket officiel, devrait rapporter aux autorités malgaches plus de 5 milliards d’ariary (1,8 million €), répartis entre les 123 sociétés ayant accepté de mettre la main à la poche sur les 182 sollicitées à ce jour.

La plus haute contribution (300 millions d’ariary, soit 111 500 €) devrait émaner du Groupe Sipromad d’Ylias Akbaraly, lequel est proche du président de la Haute Autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina. La compagnie française Orange (France Télécom) et Zouzar Bouka, le patron de Vision Madagascar (VIMA), mettront chacun sur la table 200 millions d’ariary, soit 74 300 €. Bouka est un jeune entrepreneur malgache, de confession musulmane, bien introduit aux Etats-Unis et qui a été en 2009 un des membres fondateurs de l’American Chamber of Commerce (AmCham) de Madagascar. C’est sa société qui construit le nouvel hôtel de ville d’Antananarivo. Les compagnies de télécommunications Telma et Zain ont été sollicitées pour apporter chacune 150 millions d’ariary (soit 55 700 €), tandis qu’une quinzaine d’autres sociétés cotiseront chacune pour 100 millions d’ariary (un peu plus de 37 000 €). Parmi ces dernières figurent Assist Development d’Alain Moyon, les assurances ARO, le groupe Fraise, Materauto, ainsi que les compagnies minières Dynatec et QIT Madagascar Minerals (QMM).”

Source: Africa Intelligence - La Lettre de l’Océan Indien

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